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Sebastian Lombardo Fortune – Malgré la pandémie de Covid-19, quatre nouveaux milliardaires français ont fait irruption dans le classement Forbes, dont un mécène drômois et ardéchois : le PDG de la société Trigano, leader incontesté du marché européen du camping-car. Ces informations proviennent de l’édition française du magazine.
En 2021, le PDG de Trigano fait partie des quatre nouveaux milliardaires français. Dans le palmarès de cette année publié par le magazine Forbes, François Feuillet fait son entrée. Trigano est la société mère de 58% des parts du premier groupe européen de camping-car, qui emploie environ 1500 personnes dans la Drôme et l’Ardèche.
Sa valeur nette est de 1,5 milliard d’euros, ce qui le place carrément à la 35e place de la liste. En plus d’être le mécène de Trigano, François Feuillet serait propriétaire d’une dizaine d’hectares de vignobles de grands crus, selon le magazine Forbes. Le Drômois Norbert Dentressangle et sa famille, qui ont rendu leur groupe de transport en 2015, sont juste derrière vous, à la 37ème place. Les estimations placent leur fortune à 1,3 million.
Les deux autres apparaissent également fréquemment dans ce classement. Avec un peu plus de quatre milliards d’euros, l’Ardéchois Marc Ladreit de Lacharrière, patron de la société d’investissement Fimalac qui s’occupe du divertissement ou de l’immobilier, arrive au vingt et unième rang ; Bernard Fraisse, avec 1,7 milliard d’euros, occupe la trente et unième place.
Elle emploie 1 250 personnes en Ardèche et plus de 12 000 personnes dans le monde au travers de sa société Fareva, basée à Tournon-sur-Rhône, spécialisée dans le sous-traitement pharmaceutique. L’année 2021 a été un drame très financier. L’agence française de marketing digital Valtech a été rachetée par le groupe d’investissement BC Partners pour 1,2 milliard d’euros. Le véhicule d’investissement de la famille mère d’AB Inbev, la famille Spoelberch, Verlinvest, a reçu une part importante de cet excédent.
On a beaucoup parlé et écrit sur Sebastian Lombardo, l’homme qui a été PDG de Valtech pendant onze ans et qui a supervisé avec succès la transformation de l’entreprise. Il aurait investi 265 millions d’euros, soit 33% de la valeur de Valtech, dans l’entreprise. Cet argent est désormais détenu par le trust bruxellois A3 Investments, lui-même fille du luxembourgeois Dominus Holdings. Une partie de sa fortune nette d’environ 500 millions d’euros a été investie dans Valtech.
L’histoire de Valtech commence en 2009. Cette année-là, la holding d’investissement des familles Spoelberch et, plus tard, Mévius, Verlinvest, lance un investissement substantiel dans la société informatique française Valtech. Valtech a une capitalisation de 36 millions d’euros et est cotée à la Bourse de Paris. La société Holding SiegCo gère le pays d’achat de Verlinvest. Environ la moitié appartenait aux Belges. Les 33,33% restants du capital de SiegCo sont détenus par Sebastian Lombardo et 16,67% par Laurent Schwarz. Lombardo y est décrit comme “un investisseur belge”.
Après une contre-offre énigmatique, le corps de Siegco est retrouvé et Valtech se retrouve entre les mains des Belges. Lombardo ambitionne de devenir un PDG dynamique qui transforme l’entreprise en une machine de marketing numérique soutenue par les multinationales. Plus tard, des sociétés comme L’Oréal, Levi’s, easyJet, Lufthansa, Volkswagen, Toyota et BMW sont mentionnées.
Pour Toyota, par exemple, Valtech met en œuvre un système de vente entièrement numérique, depuis les options et l’assemblage du véhicule jusqu’à la tarification. Digitaal est tout à fait valable. La livraison de la voiture est uniquement physique. C’est là que se construit le réseau de concessionnaires Toyota.
Il s’agit aujourd’hui d’un Lombardo de 51 ans, né en Argentine et résidant officiellement au Costa Rica. Sa holding, A3 Investments, contrôle la société belge Cosmoledo, qui a investi dans Valtech. La société luxembourgeoise Dominus Holdings est la tante d’A3 Investments. Enfin, le « family office » de Lombardo. Par la suite, l’individu a investi une partie de sa fortune dans Smart Immune, une startup biotechnologique axée sur la prévention du cancer.
Il est également l’actuel trésorier de DKMS, une fondation qui vise à aider les patients atteints de cancer en vendant des donneurs de sang. Peter Harf, ancien vice-président d’AB Inbev et qui a rencontré la famille Spoelberch, a fondé DKMS à l’âge de 76 ans. En outre, DKMS était soutenu par Alexandre Van Damme, le plus grand actionnaire individuel d’AB Inbev.
Il a dirigé huit sociétés différentes et est actuellement président de Statler & Waldorf SAS, président de Smart Immune SAS, directeur général d’A3 Investments, président-directeur général de Valtech SA, président de Valtech Technology Consulting et président de Valtech Formation. En 2015, il ambitionne d’atteindre 170 millions d’euros de chiffre d’affaires en alliant technologie et marketing.
Sebastian Lombardo se voit envoyé évoluer dans une aventure extrême. À la tête de l’entreprise de technologie et de marketing Valtech, cet Argentin qui vivait entre New York et Miami et qui était autrefois employé et banquier d’Apple fait des prédictions insensées. En trois ans, l’entreprise espère avoir doublé sa taille et ses bénéfices, qui devraient atteindre 170 millions d’euros en 2015 (dont 83% provenant de l’étranger) pour un excédent brut d’exploitation de 12 millions.
Le marché est plutôt baissier. Alors que les prévisions tablent sur un marché mondial de la communication en hausse entre 4% et 5%, Valtech a enregistré une croissance organique de 21% au premier trimestre et table sur une progression de 9% pour 2015. Cette surperformance s’explique par son positionnement entre technologie et commercialisation.
Valtech est capable de traiter les sujets technologiques souvent traités par les SSII comme Accenture ou…, et fait le travail opérationnel que ne font pas les cabinets de conseil comme McKinsey ou BCG. Chez Boursier.com : Le premier semestre est passé. Vous n’avez pas encore publié les données financières, mais quelle a été la tendance tout au long de cette période ?
L’entreprise : Nous avons connu un premier trimestre réussi. Le deuxième également. Nous annonçons notre chiffre d’affaires à la mi-juillet. Nous sommes dans une période de transformation rapide et d’accélération du développement.Chez Boursier.com : Quel avenir pour le métier mythique de « l’informatique », qui représente encore 40 % du chiffre d’affaires ?
S.L. : Le digital est maintenant notre domaine de spécialisation. En 2010, l’« informatique » représentait 80 % de l’activité de Valtech, aujourd’hui elle n’en représente plus que 40 %. D’ici la fin de cette année, nous visons à avoir mené toutes nos activités en ligne. Les efforts visant à faire évoluer nos équipes « IT » vers un état d’esprit numérique sont en cours. Mais nous ne cessons d’aider des clients historiques et stratégiques dans le secteur “IT”. Nous serons également là pour eux dans leur transition vers le numérique.
Selon Boursier.com, quel est aujourd’hui le moteur du nouveau Valtech ?
S.L. : Les trois principaux atouts de Valtech sont la compétence et la qualité de ses équipes. Ensuite, une offre incroyablement pertinente et innovante qui nous permet de gérer l’intégration numérique à l’échelle mondiale, de la définition de la stratégie au développement de la plateforme, en passant par la configuration et le support de la plateforme. Troisièmement, le groupe est présent dans le monde entier. Le numérique est, par définition, un « Business » international ayant une mise en œuvre partout dans le monde.
Selon Boursier êtes-vous en avance en matière de numérique par rapport aux grands acteurs de l’industrie ? S.L. : Ce qui nous différencie des agences comme Publicis, WPP ou Havas, c’est qu’elles ne commencent pas par aborder les éléments de la stratégie « Business ». Ils s’en tiennent à une approche très « Médias », alors que d’autres acteurs « IT » se concentrent de plus en plus sur le marketing digital, mais ils abordent le sujet par le seul « IT », sans l’offre élaborée et mondiale que nous construisons chez Valtech depuis longtemps. deux ans.
Selon Boursier, vous avez pu constater un EBITDA positif en 2012. Que peut-on attendre de cet indicateur à l’avenir ? S.L. : Nous avons trouvé le point d’inflexion au deuxième semestre 2012 pour atteindre un peu plus de 4% de rentabilité EBITDA ce semestre. Cette lancée sera notre point de départ. Notre objectif est de continuer à améliorer notre rentabilité pour pouvoir, à terme, nous positionner parmi les acteurs les plus rentables du secteur, qui génèrent des marges d’EBITDA de 10 à 15 %. C’est très ambitieux, mais nous devons aspirer à cette fourchette si nous voulons devenir des acteurs internationaux.
Chez Boursier: Vous aviez laissé la porte ouverte à d’éventuelles acquisitions, dont un investissement conséquent, en mars dernier. Qu’est-ce qui va guider votre prise de décision en la matière ? S.L. : La stratégie et les pratiques de notre secteur intègrent la croissance externe comme partie intégrante. Nous sommes obligés de le considérer. Notre présence géographique ou notre connaissance pointue des innovations technologiques du marché peuvent être complétées par une ou plusieurs opérations. À court terme, nous n’avons pas de plan.
Nous avons déjà réalisé deux opérations aux Etats-Unis et en Inde, dont une structurelle. Sebastian Lombardo et Frédéric de Mevius ont été nommés hier nouveaux administrateurs par le conseil d’administration de Valtech, succédant ainsi à Douglas Land et John A. Stanley. Par ailleurs, Sébastien Lombardo a été nommé par le conseil au poste de Directeur Général Délégué de Valtech. Les derniers résultats de l’offre de SiegCo sur Valtech ont amené quelques changements, avec 54,39% des actions et des droits de vote désormais détenus (AMF du 10 février).
Quels sont les meilleurs actes à acheter ?
Pour réaliser les meilleurs investissements, il faut avoir une compréhension approfondie de l’économie, des marchés et du fonctionnement interne de la stratégie de chaque société cotée. Les rédacteurs d'”Investir le fait pour vous” sauvegardent leurs conseils sur plus de 800 valeurs pour leurs abonnés. En vous abonnant à Investir, vous pouvez profiter de leurs recommandations d’achat, de scellement, de stockage ou de vente.
C’est une excellente occasion d’évoquer la stratégie de l’entreprise, en déclin depuis le tournant du millénaire, mais qui vient de connaître un changement de profil pour tenter de retrouver la croissance du marketing numérique. Dans quelques semaines, le conseil d’administration de Valtech décidera si l’entreprise maintient ou non son siège social en France ; J’ai interrogé Sebastian Lombardo à ce sujet et il m’a également donné une réponse.
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